( AFP / JOHN MACDOUGALL )
Le moral des entrepreneurs en Allemagne s'est amélioré en février, notamment dans le secteur industriel en crise, signe que l'économie du pays montre des "premiers signes de reprise" d'après un baromètre publié lundi.
L'indice du climat des affaires de l'institut Ifo, très suivi par les entreprises, s'est élevé à 88,6 points en février, 1 point de plus qu'au mois précédent et légèrement mieux qu'attendu.
C'est la plus forte progression de l'indicateur depuis mars 2025, qui intervenait après la victoire des conservateurs emmenés par Friedrich Merz lors d'élections anticipées en Allemagne, sur la promesse de réformes favorables aux entreprises et de dépenses publiques massives pour moderniser les infrastructures et la défense.
"L’économie allemande montre les premiers signes de reprise", assure Clemens Fuest, président de l'institut munichois, dans un communiqué.
Après deux années consécutives de récession, le PIB de la première économie européenne a légèrement crû en 2025, mais son modèle industriel et exportateur demeure profondément remis en question.
Déçus par l'action politique du gouvernement Merz, allié aux sociaux-démocrates, les chefs d'entreprises réclament d'urgence une accélération des réformes, de la baisse du prix de l'énergie à la dérégulation de l'économie.
Dans l’industrie manufacturière, le climat des affaires est remonté en janvier à son plus haut niveau depuis 2024, précisément grâce à l'essor des commandes publiques, d'après le communiqué.
Mais ces commandes importantes enregistrées fin 2025 mettront "du temps à se répercuter sur l'ensemble de l'économie", estime Sebastian Wanke, de la banque publique KfW.
S'il faut noter un "revirement de tendance dans l'industrie", selon Jens-Oliver Niklasch de la banque LBBW, l'incertitude actuelle sur les droits de douane américains "risque d'avoir un impact négatif".
La Cour suprême américaine a invalidé vendredi une grande partie des droits de douanes instaurés par Donald Trump, qui a répliqué avec une nouvelle taxe douanière mondiale de 15% samedi.
" Ces décisions ont créé une grande incertitude pour le commerce transatlantique ", a déclaré lundi Peter Leibinger, président de la fédération industrielle allemande BDI.
"Les entreprises des deux côtés de l'Atlantique ont désormais besoin de conditions certaines et fiables pour commercer ", a-t-il ajouté.
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